COMITE
 DES HAUTES - ALPES

Page d'accueil

Le comité départemental
    Organigramme
   
Les bénévoles

  
 Rapport d'activité 2008

Les domaines d'action
   La recherche

 
 La prévention :
    -Interventions scolaires
    -Actions de dépistage

  L'aide aux malades :
   -Accompagn. des malades
   - Les ateliers
   - Soutien financier

Flash Infos 05

 

 

Accompagnement des malades ...

 

 Le Bénévole accompagnant intervient auprès des patients atteints d'un cancer.


 Il intervient
dans les centres hospitaliers conventionnés avec la Ligue
ou à domicile,
toujours à la demande du patient.
 

 

 Être Bénévole accompagnant nécessite :

            -  une formation préalable

            -  un mental solide

            -  le sens de la communication

            - accepter d'être soi-même suivi (un psychologue intervient dans le groupe une fois par
            mois

Michèle Melmont,

coordonnatrice des Bénévoles accompagnants,

a accepté de répondre à quelques questions

 

 

Envie d’être Bénévole, quel  parcours vous a donné l'envie d’être bénévole ?

 Secteur hospitalier 1984, le SIDA fait son apparition avec le manque de connaissances général sur cette maladie, et la violence des mots pour aboutir à une mort certaine et incontournable. Tout de suite, cette maladie grave, considérée comme contagieuse dans le monde entier et les malades sont abandonnés par leur propre famille. (Il faut savoir qu’au début n’étaient touchés que les homosexuels et les toxicomanes).

 Démunis, nous sommes très peu de personnel face à des malades « rebutant » et demandant une présence quasi permanente.  

Malades seuls, mourant seuls, ne sachant pas même ce qui leur arrivait, l’accompagnement m’est apparu naturel et évident.  

Sans support psychologique, pas ou peu connus, ces accompagnements avec une seule autre infirmière se sont accomplis sans connaissance particulière, avec notre cœur et le souci d’être présente dans les derniers instants de cette humble vie.

Mais très vite, en souffrance nous-mêmes,  un support est devenu indispensable.

Lorsque j’ai cessé mon activité sur Marseille, à ma nouvelle installation sur la région des Hautes-Alpes, j’ai trouvé le comité de la Ligue de Gap où se mettait en place la même année une formation de  bénévoles accompagnants.

Et  l’envie de poursuivre ?

L’encadrement est tout ce que j’attendais d’une association pour pouvoir intervenir dans les meilleures conditions : un lieu d’échange, un lieu de perfectionnement des accompagnements (je fais référence à toutes nos séances mensuelles de supervision avec un psychologue), le droit de partager simplement nos ressentis et nos accompagnements en toute confidentialité.

 Votre rôle de coordinatrice :

 La coordination est un lien mis en place entre les bénévoles accompagnants et les actions du comité.
 J’exerce mon rôle essentiellement dans le cadre des réunions d’Accompagnants et reste à la disposition du reste de l’équipe et du comité
.

 Le public  rencontré :

 Nos accompagnements s’adressent spécifiquement aux personnes atteintes de maladie cancéreuse ainsi qu’à leurs proches.

 Où faites-vous vos interventions ?

 Nous faisons nos visites à domicile, au comité de la Ligue et dans des établissements conventionnés avec le comité de la Ligue des Hautes-Alpes et  le CHICAS, à Gap (Centre Hospitalier des Alpes du Sud), la Polyclinique des Alpes du Sud à Gap, Le Réseau Palliance*, association hébergée par le Centre Hospitalier d’Embrun.

  (*Réseau Palliance : le but de cette association est de mettre en place la gestion d’un réseau de soins palliatifs dans le bassin des Hautes Alpes dans le cadre de la législation )

 Comment obtenir l’intervention d’un bénévole accompagnant ?

 A la demande expresse du  patient ou par l’intermédiaire d’un proche, auprès du comité.

 L’intérêt pour le patient ?

 Ne pas être isolé, avoir une conversation nouvelle (hors du cercle familial), pouvoir parler librement et en toute confidentialité de sa maladie.

 Et pour les proches de malades ?

 Le proche qui peut demander pour lui-même un accompagnement peut  trouver dans cette relation le moyen de souffler et d’être entendu.

 Vous seriez une phrase….

 C’est aimer l’autre. L’accompagnement dans la maladie est un « plus » de vie.